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Contenu à jour au 24 septembre 2026

Niveau 2 · Gestion, fiscalité et financement

Module 2.3 Entretien, réparations et travaux

Lecture : environ 4 minQuiz : 3 questionsNon commencé

Objectifs

Savoir qui paie quoi, conduire des travaux pendant le bail et traiter les sinistres.

Leçon

Qui paie quoi. Le locataire supporte l'entretien courant et les réparations locativesRéparations locatives : Menues réparations et entretien courant à la charge du locataire, listés par le décret n° 87-712. listées par le décret n° 87-712 du 26 août 1987 ; le bailleur supporte tout le reste, et notamment les remplacements dus à la vétustéVétusté : Usure normale d'un bien due au temps, qui reste à la charge du bailleur., à une malfaçon, à un vice de construction, à un cas fortuit ou à la force majeure.

Élément À la charge du locataire À la charge du bailleur
Murs, plafonds, sols Propreté, menus raccords de peinture, rebouchage de trous, remplacement de quelques lames de parquet Réfection complète liée à l'usure, reprise de fissures, humidité structurelle
Menuiseries Graissage, poignées, petites pièces de serrurerie, vitres cassées, clés perdues Remplacement des fenêtres vétustes, volets hors d'usage
Plomberie Débouchage, joints, flexibles, robinets Canalisations encastrées, chauffe-eau en fin de vie
Chauffage Entretien annuel de la chaudière, petites pièces, purge des radiateurs Remplacement de la chaudière ou des radiateurs vétustes
Électricité Interrupteurs, prises, fusibles, ampoules Mise en sécurité, tableau électrique, remplacement de l'installation
Extérieurs privatifs Tonte, taille, désherbage, nettoyage des gouttières accessibles Élagage lourd, abattage, clôtures vétustes
Équipements du meublé Entretien courant, petites réparations Remplacement des appareils usés normalement

La règle de fond (article 606 du Code civil) : les grosses réparationsGrosses réparations : Réparations de la structure (gros murs, voûtes, poutres, couvertures entières) à la charge du propriétaire (article 606 du Code civil). (gros murs, voûtes, poutres, couvertures entières, murs de soutènement et de clôture) incombent toujours au propriétaire.

Les travaux du bailleur pendant le bail. Le locataire doit laisser exécuter les travaux d'amélioration des parties communes ou privatives, les travaux nécessaires au maintien en état, les travaux d'amélioration de la performance énergétique et les travaux de mise en décenceDécence : Ensemble des caractéristiques minimales qu'un logement loué doit présenter (sécurité, santé, équipements, surface, performance énergétique). (article 7 e). Le bailleur notifie au préalable la nature et les modalités des travaux ; pas de travaux les samedis, dimanches et jours fériés sans accord ; au-delà de 21 jours, réduction de loyer proportionnelle ; le juge peut interdire ou interrompre des travaux abusifs, vexatoires ou rendant l'usage du logement impossible ou dangereux.

La clause de travaux avec majoration de loyer. Lorsque bailleur et locataire conviennent, par une clause expresse du bail ou un avenant, de travaux d'amélioration que le bailleur réalisera, ils peuvent fixer la majoration de loyer qui s'appliquera après les travaux (article 17-1 II).

Les travaux du locataire. Il peut librement aménager (peinture, étagères, luminaires). Les transformations (abattre une cloison, changer la cuisine) exigent l'accord écrit du bailleur ; à défaut, le bailleur peut exiger la remise en état à ses frais ou conserver les transformations sans indemnité. Deux régimes facilitent certaines demandes : les travaux d'adaptation au handicap ou à la perte d'autonomie et les travaux de rénovation énergétique listés par décret (décret n° 2022-1026 du 20 juillet 2022), que le locataire réalise à ses frais : il adresse une demande écrite par lettre recommandée, et le silence du bailleur pendant deux mois vaut accord ; le bailleur ne peut alors exiger la remise en état au départ.

Les sinistres. Dégâts des eaux entre logements : la convention IRSIIRSI : Convention entre assureurs d'indemnisation et de recours des sinistres immeuble (dégâts des eaux, incendie). entre assureurs organise l'indemnisation et la recherche de fuite (l'assureur du local sinistré pilote le dossier pour les dommages courants). Le locataire est responsable des dommages qu'il cause (son assurance multirisque habitation), le bailleur de ceux liés au bâti ou aux équipements (assurance PNOAssurance propriétaire non occupant (PNO) : Assurance de responsabilité civile et de dommages du propriétaire qui n'occupe pas son bien, obligatoire en copropriété.), la copropriétéCopropriété : Immeuble dont la propriété est répartie entre plusieurs personnes par lots comprenant une partie privative et une quote-part des parties communes. de ceux des parties communes. Déclarez tout sinistre dans les cinq jours ouvrés à votre assureur.

TVA sur travaux. Taux de 10 % pour l'amélioration et l'entretien de logements achevés depuis plus de deux ans ; 5,5 % pour les travaux de rénovation énergétique éligibles (étendu en 2026 à certaines pompes à chaleur air-air performantes) ; 20 % pour les travaux assimilés à une construction neuve ou à un agrandissement.

Astuce

Provisionnez chaque année environ 1 % de la valeur du bien pour l'entretien et les remplacements, et conservez toutes les factures : elles servent à la déduction fiscale (location nueLocation nue : Location d'un logement vide, dont les revenus relèvent des revenus fonciers. au réel), à l'amortissementAmortissement : Constatation comptable de la dépréciation d'un bien sur sa durée d'utilisation, déductible en location meublée au réel, en SCI à l'IS et, sous conditions, dans le dispositif Jeanbrun. (meublé au réel), aux garanties des artisans (dix ans pour la garantie décennaleGarantie décennale : Garantie de dix ans due par les constructeurs pour les dommages compromettant la solidité ou l'usage de l'ouvrage.) et au calcul de la plus-value à la revente.

Points clés

Locataire : entretien courant et petites réparations. Bailleur : gros entretien, vétusté, mise en conformité. Travaux du bailleur notifiés et tolérés par le locataire ; au-delà de 21 jours, réduction de loyer. Adaptation et rénovation énergétique par le locataire : silence de deux mois vaut accord.

Pièges à éviter

Laisser un locataire changer seul une chaudière ; imputer au locataire le remplacement d'un équipement usé ; démarrer des travaux sans notification ; négliger de déclarer un sinistre.

Textes de référence

Loi du 6 juillet 1989, articles 6, 7 et 17-1 ; décret n° 87-712 du 26 août 1987 ; Code civil, articles 605, 606, 1720, 1724, 1754 et 1755 ; décret n° 2022-1026 du 20 juillet 2022 ; CGI, articles 278-0 bis A et 279-0 bis (TVA à taux réduit).

Quiz 2.3

  1. Question 1 sur 3Le chauffe-eau de 18 ans tombe en panne définitivement. Qui paie le remplacement ?
    Voir la réponse

    Réponse B : Le bailleur

    Le remplacement d'un équipement vétuste incombe au bailleur ; le locataire ne supporte que l'entretien courant et les menues réparations.

  2. Question 2 sur 3Le locataire demande par lettre recommandée à installer une barre d'appui pour son handicap. Le bailleur ne répond pas pendant deux mois. Que se passe-t-il ?
    Voir la réponse

    Réponse B : Le silence vaut accord

    Pour les travaux d'adaptation au handicap ou à la perte d'autonomie (et certains travaux de rénovation énergétique), le silence gardé pendant deux mois vaut accord.

  3. Question 3 sur 3Quel taux de TVA s'applique en principe à des travaux d'entretien dans un logement de plus de deux ans ?
    Voir la réponse

    Réponse B : 10 %

    Le taux intermédiaire de 10 % s'applique aux travaux d'amélioration et d'entretien ; 5,5 % pour la rénovation énergétique éligible.

Exercices d'entraînement 2.3

10 questions. Répondez à tout, puis cliquez sur « Corriger » : les réponses et les explications s'affichent après la correction. Réussite à 70 %.

  1. Question 1 · Plusieurs bonnes réponses : cochez-les toutesParmi ces dépenses, lesquelles sont à la charge du locataire ?

    Réponse attendue : A — Le débouchage d'un évier ; B — Le remplacement des ampoules ; C — L'entretien annuel de la chaudière

    Débouchage, ampoules et entretien annuel sont des réparations locatives ; les remplacements dus à la vétusté incombent au bailleur.

  2. Question 2 · Vrai ou fauxLe remplacement d'un chauffe-eau en fin de vie est à la charge du locataire.

    Réponse attendue : Faux

    Faux. Le chauffe-eau en fin de vie relève du bailleur (vétusté).

  3. Question 3 · Une seule bonne réponseÀ qui incombent les grosses réparations (gros murs, couvertures entières, poutres) ?

    Réponse attendue : B — Toujours au propriétaire (article 606 du Code civil)

    Les grosses réparations incombent toujours au propriétaire.

  4. Question 4 · Une seule bonne réponseLe locataire abat une cloison sans accord écrit. Que peut faire le bailleur ?

    Réponse attendue : B — Exiger la remise en état aux frais du locataire ou conserver la transformation sans indemnité

    Les transformations exigent l'accord écrit du bailleur ; à défaut, il choisit entre la remise en état aux frais du locataire et la conservation sans indemnité.

  5. Question 5 · Une seule bonne réponseLe locataire demande par lettre recommandée à réaliser à ses frais des travaux d'adaptation au handicap. Le bailleur ne répond pas pendant deux mois. Conséquence ?

    Réponse attendue : B — Le silence vaut accord, et le bailleur ne pourra pas exiger la remise en état au départ

    Pour l'adaptation au handicap et la rénovation énergétique listée par décret, le silence du bailleur pendant deux mois vaut accord.

  6. Question 6 · Calcul : saisissez le résultatDans combien de jours ouvrés faut-il déclarer un sinistre à son assureur ?
    jours ouvrés

    Réponse attendue : 5 jours ouvrés

    Déclarez tout sinistre dans les cinq jours ouvrés.

  7. Question 7 · Une seule bonne réponseQuel taux de TVA s'applique à des travaux d'entretien dans un logement achevé depuis plus de deux ans ?

    Réponse attendue : B — 10 %

    10 % pour l'amélioration et l'entretien ; 5,5 % pour la rénovation énergétique éligible ; 20 % pour les travaux assimilés à du neuf ou un agrandissement.

  8. Question 8 · Calcul : saisissez le résultatDes travaux de rénovation énergétique éligibles coûtent 10 000 € HT. Quel est leur prix TTC ?
    €

    Réponse attendue : 10 550 €

    TVA à 5,5 % : 10 000 × 1,055 = 10 550 €.

  9. Question 9 · Calcul : saisissez le résultatSelon l'astuce du module, quelle somme provisionner chaque année pour l'entretien d'un bien valant 200 000 € ?
    €

    Réponse attendue : 2 000 €

    Environ 1 % de la valeur du bien par an : 2 000 €.

  10. Question 10 · Une seule bonne réponseDes travaux du bailleur durent 30 jours et privent le locataire d'une pièce. Que prévoit la loi ?

    Réponse attendue : B — Une réduction de loyer proportionnelle, car ils dépassent 21 jours

    Au-delà de 21 jours de travaux, le loyer est réduit à proportion du temps et de la partie du logement dont le locataire a été privé.